Enrubannage :Avantages-Inconvénients de ce système.Alternative à l'ensileuse pour petit chantier de récolte ou de sauvetage de foin en peril !!!

 

 Qualité de l'enrubannage et qualité des films
 

Souplesse au niveau de l’organisation du chantier et sécurité vis-à-vis des conditions météorologiques sont les deux principaux atouts de l’enrubannage 



La réussite de l'enrubannage dépend de plusieurs paramètres : choix d'un film plastique de qualité, pose d'un nombre suffisant de couches de film, stockage soigné sous surveillance, mais surtout régularité du pressage et réglages de l'enrubanneuse.

L’enrubannage constitue le système de conservation de l'herbe le plus coûteux. «C’est aussi celui qui offre le plus de souplesse et de sécurité par rapport à la période de récolte, car moins dépendant des conditions climatiques que le foin», tempère Philippe Mondelet, conseiller à la Chambre d’agriculture de Haute-Saône. En charge de l’animation de l’atelier sur le thème de l’enrubannage, à l’occasion du Rallye de l’herbe le 24 juin prochain, il précise aussi. «Si on compare avec l’ensilage classique, l’enrubannage demande moins d’investissement, notamment pour le stockage, et le chantier est moins lourd à organiser : pas besoin d’ensileuse, de bennes… une seule personne peut faucher et enrubanner.» Une simplification au moment de la récolte qui peut toutefois se payer au moment de la reprise du fourrage. «Enlever le film n’est pas toujours évident, la balle peut-être plus ou moins emmêlée ou compacte.»

Depuis plusieurs années, l'enrubannage progresse dans nos régions. Aux matériels monoballe commencent à succéder les matériels en continu.

Une technique souple mais coûteuse

Bien que pratique à mettre en œuvre, «ce n’est pas la solution de facilité ! pour Philippe Mondelet, qui détaille les conditions de réussite : pour limiter les risques de crevaisons de la balle, il est préférable de lier au filet plutôt qu’à la ficelle. Il faut travailler avec un taux de matière sèche au minimum de 45%, veiller au nombre de couches de film, et à la qualité du film.» Un fourrage feuillu, propre, exempt de terre permettra d’obtenir un ensilage de qualité. Si on s’écarte de ces recommandations, on prend alors le risque d’une mauvaise évolution du fourrage, avec le risque d’apparition de germes butyriques.

Toujours dans cette optique, la balle doit être régulière et la plus dense possible de manière à emmagasiner un maximum de matière sèche dans un petit volume, mais aussi pour limiter la déformation de la balle qui est toujours source de problèmes, pour l'enrubannage et la conservation. Il faudra également enrubanner le plus rapidement possible après le pressage (dans les quatre heures qui suivent) et utiliser un film de bonne qualité.

Mais qu’en est-il au juste de la qualité des films proposés sur le marché ? «Le film est un produit qui évolue dans ses qualités et ses caractéristiques. Par exemple, on trouve de plus en plus de films d’une largeur de 75 cm au lieu de 50 cm, de manière à avoir des débits de chantiers supérieurs.» Et quid de la couleur ? «Le blanc a le meilleur comportement vis-à-vis des UV solaires et protège donc mieux le fourrage d’une montée rapide en température… mais c’est la couleur la moins bien acceptée par les non-agriculteurs et les Pouvoirs publics. Le noir, à l’inverse, filtre moins les UV, on a un risque de brûlure et de perte… mais son impact visuel est moindre. Finalement, c’est le vert pâle qui offre le meilleur compromis entre la nuisance visuelle et les qualités techniques», répond le conseiller. Même s’il n’existe aucun label à l’heure actuelle qui garantirait le comportement d’un film, les normes NF et ISO 9000 encadrent les dimensions, le pouvoir de résistance de ces films. Même avec un film de bonne qualité, il faut un minimum de quatre couches et plus (les constructeurs préconisent six), en particulier si le fourrage est grossier.

Après l’enrubannage, la manipulation des balles devrait être évitée au maximum, car elle est source de déchirures du film. Le lieu de stockage, enfin doit être choisi avec soin : «On peut avoir des dégâts de rongeurs à la base, et des piqûres d’oiseaux sur la partie supérieure de la balle.»

Autre sujet qui peut interroger ceux que la technique intéresse, c’est la question du recyclage des films usagers. «Pour l’instant, aucune filière nationale –comme Adivalor pour les emballages plastiques vides– n’existe. Cela signifie qu’il faut s’adresser à une des cinq sociétés spécialisées dans le recyclage, après s’être organisé pour centraliser un volume suffisant. Une valorisation matière est possible puisque les films peuvent être refondus et entrer dans la composition de sacs poubelles», précise Philippe Mondelet.

Vidéos d'un chantier d'enrubannage de chez nous en cliquant ici => cuma Alliance.

Date de dernière mise à jour : 15/12/2011

massey 7490

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